Résumé détaillé Au Bonheur des dames

Résumé détaillé Au Bonheur des dames d’Emile Zola

C’est à Paris que débarquent un matin Denise, la vingtaine passée et ses deux frères : Jean âgé de 16 ans et Pépé qui en avait 5. Tous trois ont quitté Valognes, dans la Manche, après la mort de leur père atteint de la même maladie qui avait causé le décès de leur mère quelques semaines plus tôt. Nos Valognais ont voyagé toute la nuit en troisième classe pour se rendre rue de la Michodière chez leur oncle paternel, l’oncle Baudu. Touché par ce double deuil, ce dernier avait proposé à sa nièce un an auparavant de travailler dans sa boutique. Chemin faisant, « à l’encoignure de la rue de la Michodière et de la rue Neuve-Saint-Augustin », les jeunes orphelins s’arrêtent émerveillés devant un grand magasin construit sur plusieurs étages. Le magasin de nouveautés au nom significatif de : Au Bonheur des Dames, était spécialisé dans la vente de produits pour femme tout aussi divers que variés. Le colosse commercial était bien différent de l’échoppe, chez Cornaille, à Valognes, où Denise avait travaillé comme vendeuse pendant deux ans. Pérpéties à suivre dans Au Bonheur des dames de Zola…

Encore imprégnés par la beauté et la multitude des étalages du Bonheur des Dames, les trois frères et soeur arrivent enfin chez l’oncle Baudu, propriétaire d’un vieux commerce de tissu : le Vieil Elbeuf. Une boutique qui faisait face au Bonheur des Dames. Mais son oncle lui apprend vite qu’il ne peut plus l’employer. Après une tentative sans succès chez un commerçant recommandé par son oncle, Denise va proposer ses services Au Bonheur des Dames malgré une mise en garde de Baudu. Et bien que son apparence ne joue pas en sa faveur, le directeur en personne, Octave Mouret, intimidé par la jeune fille, accepte de l’embaucher. Ce qui blessera toute la famille Baudu qui était composée depuis la mort des trois garçons et le départ de deux autres, d’ Élisabeth, épouse Baudu, Geneviève, sa fille et surtout de l’oncle Baudu. Un drapier vouant une haine viscérale au « bazar » qui, dans sa folie des grandeurs, risquait de causer la disparition des petits commerces. Denise quitte son parent et va s’installer dans une chambre d’hôtel.

Chez Mme Desforges, sa maitresse, l’ambitieux directeur fait part de son plan d’agrandissement du Paris-Bonheur au baron Hartman, directeur du Crédit Immobilier, qu’il essaie de convaincre en vue de financer son projet. Devant des dames qui s’extasiaient à la vue de chaque article du magasin qu’exhibait Mme Marty, acheteuse compulsive et invitée de Mme Desforges, le banquier, séduit par le projet, promet d’examiner l’affaire voire de la conclure sous certaines conditions.

Dès le premier jour de travail, Denise, récemment engagée, devient la risée de ses collègues à cause de sa tenue vestimentaire jugée trop grande et trop large et de ses cheveux qui, roulés en un tas, étaient coiffés de travers. En dépit de ses efforts, elle ne conclut aucune vente sérieuse, et se retrouve à trier, plier et classer toutes sortes de vêtements. Une tâche pour les débutantes. Venu contrôler les ventes, le directeur ne manque pas de faire une remarque sur sa coiffure, provoquant par ses propos un rire général et un mal être chez la Valognaise.

La main tendue de Pauline, autre vendeuse de Au Bonheur des dames et amie rare, va l’aider à ne pas sombrer dans la tristesse et à relever la tête. Après quelques larmes, Denise se ressaisit et entreprend de remodeler sa robe trop grande. Le matin, c’est une nouvelle Denise qui se présente, après convocation, au bureau du directeur. Loin de la renvoyer comme elle l’avait cru, ce dernier, agréablement surpris par le changement de son employée, se permet tout de même d’apporter quelques corrections à sa coiffure en balayant ses « diablesses de mèches » derrière les oreilles. L’homme puissant met fin à l’entretien en lui donnant des conseils pour soigner son apparence. En plus de son physique, la jeune fille doit aussi régler les dettes de Jean qui multiplie les aventures amoureuses et payer Mme Gras, une dame résidant rue des Orties qui avait pris en pension Pépé. Rebondissement dans l’action d’Au Bonheur des dames.

Pauline lui conseille alors de faire comme elle même et les autres vendeuses en prenant un amant pour faire face à ses difficultés financières. Cette dernière refuse et préfère suivre les conseils de son patron en s’acharnant au travail sans prêter attention aux railleries de ses collègues. Elle se perfectionne tant et si bien qu’elle va dépasser les autres ouvrières. Au fur et à mesure, notre provinciale va apprendre les diverses histoires de coeur nées au sein du magasin. Elle découvrira notamment l’infidélité de Colomban, employé chez son oncle que ce dernier destine à lui succéder en épousant sa fille. Le jeune commis s’est épris de Clara une vendeuse « à scandale » connue pour collectionner les amants. Lors d’une sortie, elle se rendra vite compte de l’hypocrisie d’Hutier, vendeur au Bonheur des Dames, dont elle était tombée amoureuse quelques temps. Elle repoussera en outre avec douceur les avances d’un collègue, Deloche qui s’était attaché à elle. Le soir, à son retour au « Temple des Dames », elle tombe nez à nez avec le maître des lieux, toujours aussi troublé par la « sauvageonne » au point d’être jaloux d’un éventuel amant.

À l’été 1965, c’est la saison des licenciements au Bonheur, comme chaque année, et les multiples « passez à la caisse » de Bourdoncle, un des lieutenants du directeur, pour signifier un renvoi rythmaient les journées. Chaussures non cirées, sale figure, commis qui a eu le malheur de s’asseoir, sont autant de motifs pour diminuer le personnel. On renvoyait les moins performants et on gardait les meilleurs éléments.

Mais Denise, la héros de Au Bonheur des dames, sans cesse « importunée » par son frère Jean pour des problèmes d’ordre financier doit également entretenir Pépé, leur cadet. Ainsi, pour augmenter son salaire qui ne lui suffit pas, elle accepte volontiers de s’occuper clandestinement de la confection de noeuds de cravate, travail nocturne proposé par Robineau, second au rayon soierie chez Mouret. Par ailleurs, un certain Jouve, chargé de la surveillance Au Bonheur des Dames, tentera de la séduire mais en vain. Enfin, elle sera accusée d’avoir un amant et un enfant qui ne sont que ses frères. Toutes ces  » affaires » seront la cause de son licenciement, ainsi que Robineau. Licenciement comploté par Jouve et Bourdoncle qui se sont bien gardés d’en toucher un mot au directeur dont ils ont cerné la faiblesse pour la jeune fille. Mouret qui n’a pas été concerté sur la question, se met d’abord en colère, projette ensuite de la réintégrer pour finalement abandonner cette idée et donner raison à Bourdoncle.

Voici donc Denise, la personnage principale du livre de Zola, à la rue. Elle élira domicile chez Bourras, commerçant voisin du Bonheur des Dames, qui tient une boutique de parapluies. N’étant plus en mesure de payer la pension de son petit frère, elle le reprendra avec elle. En plus de lui louer un appartement, le père Bourras lui offre un emploi dans son échoppe. Mais elle ne cédera jamais, à l’instar des autres vendeuses, à l’argent facile issu de la prostitution. Depuis qu’elle réside chez Bourras, elle avait l’habitude de recevoir la visite de Colomban qui venait « causer » de Clara. C’est Le père Bourras qui mettra fin à sa misère en lui offrant un poste dans son échoppe. Reconnaissante, elle s’accommodera de cette charité un semestre et ira postuler chez Robineau sur les conseils de Deloche. Soutenu par son ami tisserand Gaujean, Robineau qui avait racheté un petit commerce, était déterminé à lutter contre Mouret. Peine perdue. Comme Robineau, Bourras, symbole de la résistance des petits commerçants face au nouveau commerce, bataille contre la machine moderne qui finira par l’écraser lui aussi.

Tandis qu’elle se trouvait aux Tuileries, Denise croise Mouret ému de constater que la jeune fille était devenue femme. Surpris par sa connaissance du petit et grand commerce, le directeur lui propose de travailler à nouveau chez lui, offre qu’elle refuse à son grand regret. Ce qui ne l’empêchera pas de prendre la défense des grands magasins à l’occasion d’un dîner chez son oncle avec lequel elle s’était réconciliée. Sa cousine, Genevière, lui fait part de ses doutes quant à la fidélité de Colomban et fond en larmes rongée par la jalousie.

Les travaux d’agrandissement du Bonheur avancent de jour comme de nuit. Baudu se voit obligé de vendre sa maison de Rambouillet. Consciente d’être une charge pour Robineau, Denise accepte de réintégrer le Bonheur des dames.

Printemps 1867, le Bonheur innové ouvre ses portes pour la plus grande joie de ses dames qui se précipitent dans les rayons. Le patron convoque Denise et la nomme seconde vendeuse au rayon confections après une recette fructueuse. Mme Desforges vient au magasin pour voir la rivale qui suscite l’intérêt de son amant. De son côté Mouret continue à convoiter la jeune femme qui lui résiste. Mme Desforges cherche à humilier la lingère avec la complicité de Bouthemont, chef de rayon au Bonheur des Dames et un familier des amants. Mais son stratagème met un terme à sa relation avec Mouret qui par la même occasion renvoie Bouthemont.

Bourdoncle qui n’a jamais apprécié Denise la critique devant Mouret en lui inventant des amants. Mais sans succès, le patron étant obssédé par la vendeuse dans l’esprit duquel commence à germer l’idée d’un mariage.

En parallèle, Colomban quitte Geneviève pour Clara. La première fragilisée depuis longtemps se laissera mourir de chagrin. L’oncle Baudu quant à lui fermera boutique tandis que son épouse se laissera mourir à son tour. Et pendant que Robineau, ruiné, fait une tentative de suicide, Bourras est délogé par le géant commercial.

En revanche, Denise finit par accepter d’épouser Mouret, qui ne l’a jamais laissée de marbre.

Fin du roman « Au Bonheur des dames » d’Émile Zola.

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