Biographie d’Emile Zola

Emile Zola, c’est l’auteur éternel de Germinal et de plus généralement cette fresque de génie, les Rougon-Macquart, qui dépeint la société du Second Empire avec un talent romanesque et une précision digne d’un historien. Il est passé à la postérité aussi pour son engagement dans l’affaire Dreyfus.

 

Emile Zola est né en 1840 à Paris, mais son enfance, il l’a passé en grande partie à Aix en Provence, ville dans laquelle il se liera d’amitié avec Paul Cezanne. Bien que venant d’une famille que les aléas de la vie a rendu modeste, il se sait voué à un destin d’écrivain et de romancier.

 

A l’âge de 18 ans, il quitte sa province pour rejoindre Paris et fréquentera assidûment pendant quelques années les peintres de l’époque comme Cezanne, Manet ou Renoir. Dans la première moitié des années 60, sans qualification, il prend un travail aux éditions Hachette et met un pied dans le monde des livres. Il se lance alors dans le journalisme littéraire, faisant la critique des ouvrages de l’époque mais aussi en publiant des romans feuilletons dont il fait lui-même la promotion. Il commence à se faire un nom. Il s’essaiera ensuite quelques années au journalisme littéraire.

 

Les années 1870 sont les années de l’explosion littéraire d’Emile Zola qui sait toucher les gens de par son talent et produire des ouvrages à grande vitesse, multipliant ainsi romans, pièces de théâtres et interventions dans la presse. Il devient un personnage incontournable de la littérature de l’époque.

 

Ses romans d’une grande justesse dans la représentation de la socièété de son époque, le succès incroyable de la série des Rougon-Macquart llui vaut le surnom de maître du naturalisme. Au delà même de ses romans, il va plus loin en écrivain de nombreux articles qui mettent en avant ses engagements, ses coups de coeur. Quelque soit la cause sociale, artistique ou littéraire qui lui tienne à coeur, il la défend jusqu’au bout.

 

J’accuse. C’est assurément le plus grand coup de Zola, celui qui fait figure d’apothéose dans l’histoire de son engagement. Alors que l’Affaire bat son plein, que l’innocent Dreyfus est condamné et que le coupable Estherhazy est innocenté, Zola se lance dans ce célèbre plaidoyer. Le journal L’aurore, qui publie J’accuse, voit immédiatement ses ventes exploser et Zola obtient que le procès soit remis sur la place public. Sans grand résultat au début mis à part pour lui même d’être contraint à l’exil pendant près d’une année. Un exil qui lui gagnera encore un peu plus les faveurs de l’opinion public.

 

L’engagement de Zola dans l’affaire Dreyfus est ce qui le portera définitivement à la postérité et en même temps l’histoire qui l’a le plus sali. La France était clairement divisée en deux camps et les opposants à Zola n’y ont pas été de main morte pour le salir. Sans même parler des coûts financiers de son procès où il perdit une grande partie de sa fortune. Jamais un seul instant pourtant il ne regretta son geste.

 

Le 29 septembre 1902, Emile Zola meurt d’asphyxie. La cause en fut-elle accidentelle ou volontaire, nulle enquête ne put le déterminer et le doute subsiste toujours.

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